Chacun sait que c'est autrefois que la musique classique a connu sa période glorieuse, en gros du XVIIIème jusqu'à la première moitié du XXème siècle. Ensuite, et de nos jours encore, il n'y a plus guère de compositeurs qui font du classique. Cette musique considérée comme ancienne a été relayée par la musique dite contemporaine.
    Il ne s’agit pas ici de comparer les deux, ce n'est pas notre sujet. Simplement on peut regretter que le bon vieux classique soit délaissé, alors que le grand public semble l'apprécier toujours autant.
    Toutefois il existe encore ici ou là des compositeurs classiques, tout comme il existe des peintres impressionnistes.
    Isaac Schmulewitz est l'un de ces compositeurs.
    Si il compose dans le genre classique ce n'est pas par volonté de renouer avec un style prestigieux, ce n'est pas pour faire de l'imitation, qui serait une sorte de «néo-classique». Non, c'est tout simplement parce qu'il ne sait pas composer autrement. Il est classique, il compose classique parce que c'est sa nature, c'est dans ses gènes.
    Lorsqu'il était petit, puis adolescent il a été baptisé à la «grande musique» (c'est ainsi qu'on disait) et pour lui il n'y en a pas d'autre de véritable.

Sans éducation musicale

    Les circonstances de son existence ont fait qu'Isaac Schmulewitz n'a jamais pu avoir une éducation musicale. Ainsi il n'a fréquenté aucun conservatoire, aucune école de musique. Il n'a jamais appris à jouer d'aucun instrument et n'a jamais appris le solfège. Il le regrette beaucoup d'ailleurs, mais c'est comme ça.
    Mais alors comment fait-il pour composer? Petite parenthèse, le mot composer ne convient pas véritablement. Le compositeur, habituellement, compose en écrivant des notes sur une portée musicale, ce que ne sait pas faire Isaac (appelons-le Isaac, c'est plus court). Alors?
    Et bien, c'est très simple, s'il ne sait pas écrire des notes, il sait chanter assez juste. Et donc c'est en chantant qu'il compose, ou plus exactement qu'il improvise. Sa voix, c'est son instrument de musique.
    Toutes les compostions d'Isaac sont en réalité des improvisations chantées.
    Mais, comme chacun sait, les mélodies s'envolent. Comment les retenir? C'est très simple, il suffit d'utiliser  pour cela un petit magnétophone, comme en ont par exemple les médecins qui dictent à leurs secrétaires. Et c'est ainsi que les mélodies d'Isaac se trouvent «mises en boite» dans des cassettes de magnétophone.

 Isaac, qui n'est plus tout jeune (il approche des soixante quinze ans) fait de la musique depuis une quarantaine d'années.
    Au fil des ans les cassettes musicales se sont accumulées. Il y en a cent vingt aujourd'hui. Presque toutes des cassettes d'une heure, ce qui fait environ environ cent vingt heures de musique. En réalité il y en a moins, car en improvisant, il y a pas mal de répétitions, pas mal de mélodies médiocres à jeter. Mais il reste probablement une cinquantaine d'heures de musique valable (espérons-le) ce qui représente une cinquantaine de CD d'une heure.
    C'est pas mal. Sans compter qu'Isaac continue de composer/improviser...

Grâce à Moussorgsky
    Pourquoi Isaac s'est-il lancé un jour à faire de la musique?
    C'est grâce au compositeur russe Moussorgsky. Que celui-ci en soit remercié jusqu'à la fin des temps.
    C'est lorsque Isaac a découvert Moussorgsky,  dont il ignorait jusqu'alors les opéras, qu'il a compris la façon de composer de ce dernier. Moussorgsky musicalisait en effet le discours humain, le langage parlé, en multipliant des petits éléments de mélodies, qui font comme des facettes. Cela déroute souvent au premier abord , mais lorsqu'on comprend, lorsqu'on «rentre dedans» c'est tout à fait admirable. D'autant plus que la langue russe, contrairement au Français, est très accentuée.
    Musicaliser le langage parlé, ce n'est peut-être pas si difficile à faire après tout s'est dit Isaac. Présomption d'un débutant naïf qui ne doutait de rien.
    Mais cette présomption fut profitable en fin de compte. Isaac s'est donc lancé à improviser en chantant. Au début ce furent des bribes de mélodies très courtes, qu'il considère aujourd'hui avec consternation lorsqu'il lui arrive de les réécouter. Mais il fallait bien commencer par un bout.
    Petit à petit Isaac a persévéré, a fait des improvistions un peu plus longues, de quelques secondes d'abord, puis de quelques dizaines de secondes, puis de plusieurs minutes. Et aujourd'hui il compose/improvise comme il veut, quand il veut. Faire de musique, c'est devenu pour lui comme ouvrir un robinet: la musique coule.
    Est-elle bonne? Ça c'est une autre affaire.

Une musique à faire connaître
    Pour transformer des mélodies chantées sur une bande magnétique, ce qu'elles sont au départ, en musique jouée par des instruments, il fallait une aide à Isaac. Il l' a trouvé dans la personne de Jean-Claude Bramli, musicien et arrangeur. Celui-ci a joué sur un clavier certains morceaux d'Isaac. Et quelques fois Isaac s'est adressé ensuite à des instrumentistes professionnels pour faire jouer «en vrai» certaines de ses œuvres.

Le résultat de tout cela, c'est qu'il y a aujourd'hui (mars 2015):
Deux CD de musique instrumentales.
Et un CD joué sur clavier électronique, de moins bonne facture évidemment.
Plusieurs morceaux en dehors des CD toujours sur clavier électronique.
Et une mine de cassettes inexplorée pour le moment, qui représentent des dizaines d'heures de musique, qu'Isaac aimerait bien transformer en musique jouée par de vrais instruments et de vrais instrumentistes.

Toujours la question d'argent
    Seulement Isaac n'est pas riche. Et tout ce qu'il entreprend se fait à compte d'auteur. Cela fait des dizaines d'années que petitement il paye pour que sa musique soit produite. Cela se fait à prix d'amis, mais ce n'est pas gratuit.
    Alors la question qui se pose est assez simple. Ou bien Isaac ne reçoit pas d'aide financière et il va continuer ce qu'il a toujours fait, à produire de la musique à petite vitesse, musique qu'il ajoutera à ce site. Mais cela se fera forcément lentement et, vu qu'il n'est pas de prime jeunesse, il est vraisemblable qu'il emportera dans son tombeau la masse de ses œuvres (en léguant quand-même les cassettes à Jean-Claude Bramli).
    Soit il recevra des aides financières suffisantes, et alors là il pourra changer de braquet, faire travailler davantage arrangeur et instrumentistes et produire beaucoup plus de musiques.
    C'est pourquoi il fait appel à vos dons. Si vous n'aimez pas sa musique, si vous pensez qu'elle n'en vaut pas la peine, alors inutile de poursuivre. En revanche si ses œuvre vous plaisent si vous pensez qu'il mérite de continuer et si vous disposez de quelques sous, alors il fait appel à votre générosité. Pour lui, pour sa musique et pour encourager la musique classique d'une manière plus générale.
    Et puis il n'y a pas que les dons, il y a les relations. Si vous connaissez des instrumentistes, des chefs d'orchestre, des attachés de maisons de disques, des éditeurs, etc. et que vous voulez bieisn leur en parler et leur faire écouter ses œuvres, c'est très bien. Mais ce n'est pas la peine de signaler qu'il existe un conservatoire à telle adresse, c'est inutile. Les annuaires sont pleins d'adresses et Isaac ne pourra pas faire du démarchage.
Alors voilà, Isaac a chanté. Maintenant c'est à vous de jouer..

 

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